10 septembre 2012

Sainte-Flavie à Lévis


Quelques coups de pédale nous amènent rapidement à Ste-Flavie. Un vent favorable nous pousse quasiment  jusqu’à Ste-Luce que nous découvrons avec bonheur sous le soleil.  Une agréable piste cyclable longe ensuite le fleuve à Rimouski et on peut apercevoir au loin les petits îlots caractéristiques du Bic.  Quelques bonnes montées nous y attendent, mais avec le vent dans le dos, c’est presque…facile !    Vers la fin de l’après-midi, alors que nous approchons de Trois-Pistoles, une brume glaciale arrive du fleuve.  Brrrrr !  Fatigués, après une centaine de km au compteur, nous optons pour le motel, plus chaud que la tente.  Faut bien se faire du bien de temps en temps !

Le lendemain, le temps reste frais mais le vent  nous est encore favorable.  À l’aller, nous avions contourné Cacouna à cause d’importants travaux mais cette fois-ci, nous sommes ravis de traverser ce joli village, sur une surface d’asphalte toute neuve.   La journée se termine à St-André de Kamouraska, au camping Sebka, presque rustique tellement les services sont éloignés des campements.  Mais nous avons une vue imprenable sur le fleuve et on y assiste au coucher de soleil qui se voile peu à peu d’un énorme banc de brume (encore !) qui masque les montagnes de Charlevoix de l’autre côté.  Le bruit de la pluie sur la tente nous réveille cette nuit-là et c’est dans la brume totale et l’humidité au maximum qu’on déjeune avant de décamper au matin.

À Kamouraska, je demande à un cycliste arrêté au bord du trottoir à quel endroit aller pour remplir nos bouteilles d’eau.  Il me dit : « Venez à ma boulangerie ! »  Hé ! oui ! je suis tombé sur le fameux boulanger de Kamouraska !  Fameux, car tout le monde nous disait de ne pas manquer la boulangerie Niemand à Kamouraska.  On pique une jasette évidemment et il nous raconte être venu à Kamouraska il y a 19 ans, à vélo (eh ! oui !) et il y a rencontré  sa blonde et a décidé de s’établir ici…On le comprend, tellement ce village est joli…probablement que sa blonde l’est aussi!  Nous repartons avec de l’eau fraîche et des pâtisseries à faire damner un saint, miam, miam !  Nous achetons aussi son fameux pain et après avoir fait des provisions au Jardin du bedeau, une jolie épicerie fine,  nous reprenons la route jusqu’à Rivière-Ouelle.  C’est là que nous dégustons notre festin, tout en laissant sécher les serviettes sur notre corde à linge improvisée.  Les voyages à vélo ne nous exempte pas des corvées plus terre à terre…


Heureusement que nous avons refait le plein d’énergie car le reste de la journée est difficile.  Le vent  est déchainé et comme on longe le fleuve, nous sommes peu abrités donc on le prend en pleine face pas à peu près, avec de violentes rafales.  Nous parvenons tout de même à rejoindre St-Jean-Port-Joli .  Installé au camping la Demie-Lieue, nous décidons de prendre congé de vélo, car il faut recharger les batteries (le vent, ça épuise !).  Après une journée tranquille à lire et relaxer dans la salle communautaire, nous espérons une petite nuit tranquille…mais les éléments se déchainent à partir de 18h15.  Des rafales de plus en plus violentes secouent les arbres autour de nous et la pluie diluvienne vient fouetter la tente plusieurs fois dans la nuit.  Charles parvient à s’endormir vers minuit,  mais je n’arrive pas à fermer l’œil !  Ça claque, ça craque, et j’imagine déjà les gros titres des jounaux : « Deux campeurs écrasés sous un arbre à St-Jean-Port-Joli… »  Rien pour aider à s’endormir !  Charles le bienheureux se réveille finalement vers 5 hres, histoire de constater les dégâts.  Plusieurs branches assez grosses gisent ça et là mais comme nous étions dans une mini-clairière, notre tente n’a pas été touchée.  Fiou !  Mais les vélos se sont renversés sous la force du vent et se sont drôlement emmêlés.  Ça nous prend presqu’une heure pour les séparer sans trop de casse.  Pas besoin de vous dire que ça pédale pas vite, vite aujourd’hui. 

On se rend tout de même à Montmagny au camping de Pointe-aux-Oies, sur le bord du fleuve et on se couche de bonne heure.  La nuit est on ne peut plus calme…Seules les oies peuvent peut-être se plaindre des ronflements qui venaient de notre tente…

Nous sommes maintenant à Lévis, prêts à traverser à Québec demain pour séjourner chez Louis-Philippe et Lysanne qui reviennent d’un voyage de vélo de 2 ans.  Nous avons bien hâte de les entendre nous raconter leurs péripéties !!!  À suivre…

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