2 février 2020

Thaïlande Publication #8

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J’vous dis que ça roule! En 10 jours, nous voilà à la hauteur de Bangkok, près de la frontière du Cambodge, plus précisément à Khlong Hat. Cherchez pas sur la carte, c’est tout petit. Sur ces 10 jours, il y a eu 2 jours de repos (visites), dont le dernier au Phanom Rung, un parc historique de style kmer. On l’appelle le mini Angkor Vat, parce qu’il est du même style, mais il a été bâti avant et aurait servi de modèle à son beaucoup plus grand frère. Très bien reconstitué, il permet de se faire une idée de la splendeur passée de ces grands ensembles de temples. Pas très loin, il y a aussi le Prasat Muang Tam, un autre très joli temple kmer entouré de bassins d’eau fleuris de lotus. Mais avant d’arriver à Nang Rong, notre base pour ces visites, il a fallu franchir l’immense plaine de l’Isan, au climat de savane tropicale. Ce fut un plongeon au coeur d’une Thaïlande rurale, bien loin des clichés touristiques.

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Tout d’abord, au départ de Nong Khai sur le Mékong, nous apprécions les zones plus vertes avec quelques jolies rizières qui miroitent sous un timide soleil. Nous avons prévu une visite au fameux lac Kumphawapi et ses lotus rouges, au sud d’Udon Thani. Cependant, pour la première fois depuis longtemps, nous voyons de gros nuages envahir le ciel, si bien que nous accélérons la cadence pour arriver à Ban Diam avant la pluie! Et hop! on complète les 101 km vers 14 heures et installés dans un confortable petit motel, nous regardons des trombes d’eau s’abattre sur le lac. Ça dure toute la soirée et une partie de la nuit. Le lendemain, notre excursion en bateau se déroule donc par un petit matin brumeux, avec un soleil hésitant qui peine à traverser la couche de nuages qui restent. Les millions de fleurs sur le lac forment tout de même un tableau magnifique et en plus, il y a des oiseaux partout. Nous apprécions beaucoup la ballade.

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Petite anecdote: en Thaïlande, il est courant de voir de petits geckos partout. Ils sont bien utiles pour s’occuper des moustiques et complètement inoffensifs…sauf quand ils vous sautent sur la tête pendant la nuit. C’est ce qui est arrivé à Charles à Ban Diam. Au retour des toilettes, quand il se recouche, il a senti la petite bête lui sauter sur le crâne! Charles l’a tapé et le petit reptile s’est faufilé sous les couvertures en lui frôlant la jambe. Panique totale! Denise, toute endormie pense qu’il a fait un cauchemar. Après double et triple vérification des draps, retour au dodo…Charles se dit que le petit lézard l’a peut-être sauvé d’un moustique à malaria qui tentait de lui piquer le coco…Et nous vérifions les draps chaque soir maintenant!

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Quand nous repartons de Ban Diam, nous roulons sur une petite route qui serpente le long du lac Kumphawapi, jusqu’à la ville du même nom. Nouvellement asphaltée, pas de circulation, avec un paysage lacustre de toute beauté, nous, cyclistes appelons ça une route idéale. On voit les cabanes rudimentaires des pêcheurs un peu partout mais personne ne s’y active car le niveau de l’eau semble bas. C’est le calme total et avec la lumière matinale, c’est magique. On profite du plaisir quand il passe!

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Dommage qu’il n’existe presque plus ce genre de petit chemin tranquille en Thaïlande. On dirait qu’on est en train d’élargir à 4 ou 6 voies quasiment toutes les routes. Nous devons ainsi fréquemment franchir des zones de travaux dans la poussière et le bruit des camions. Nous traversons des villages entiers séparés en deux par d’énormes tranchées où sera la future route…Ils appellent ça le progrès…Entre les villes et villages, c’est la campagne à perte de vue. Plantations de canne à sucre, manioc, bananiers, rizières asséchées, des vaches à bosses qui broutent partout, voilà l’essentiel des paysages qui défilent. C’est vraiment la saison sèche et ici, les brûlis agricoles sont commencés à plusieurs endroits si bien que l’air est saturé de fumée et le ciel reste gris, malgré le chaud soleil. 

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Nous franchissons ainsi plus de 668 kilomètres, faisant étape dans des petites villes où les hébergements nous réservent des surprises en tout genre. ‘Resorts’ défraîchis à la robinetterie en mauvais état, calmes à l’arrivée, bruyants en soirée, propreté douteuse, portes et fenêtres qui ferment mal…et même une fois, un gecko pris au piège dans la cafetière! Yerk! Heureusement il y a aussi très souvent, des endroits agréables, à petits prix. Comme lors de notre étape à Nang Rong, où nous logeons dans un ‘hostel’ dont les proprios sont vraiment charmants. Lui parle anglais et français et il nous amène aux 2 sites des temples kmers, en nous donnant des détails sur chacun. Quant à madame, elle nous cuisine d’excellents repas maison. Ça nous change de la bouffe de rue…

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Ce qui m’amène à vous parler des 7-Eleven! Tous ceux qui ont voyagé en Thaïlande vous le diront, ces super dépanneurs sont incontournables. Il y en aurait plus de 10,000 dans tout le pays! Et nous l’avouons, ils sont notre bouée de sauvetage dans la Thaïlande profonde. Exemple, un midi, Charles (et Denise aussi, avouons-le!) en avait soupé de la fameuse soupe des boui-boui où vous trouvez des pattes de poulet complètes ou du boudin, des abats, et autres choses inconnues. Donc, plan B: arrêter au 7-Eleven! Et il y a eu aussi cette fois où nous sommes allés chercher quelque chose à manger au marché de nuit à Phayakkhaphum Phisai. Nous nous promenions entre les différents kiosques quand nous avons vu ce qui ressemblaient à 2 rats en train de rôtir sur la braise! Hum! ça vous coupe l’appétit…et ça vous amène au 7-Eleven du coin de la rue où on trouve presque de tout, du ‘junk food’ familier à du plus exotique, mais nos pauvres estomacs, parfois irrités par l’excès de piments y trouvent de temps en temps du réconfort. De plus, à certains endroits, chercher ce qui ressemble à un restaurant ouvert plus tard que 17 heures se révèle impossible. Donc, encore une fois, le 7-Eleven va vous sauver du jeûne. Évidemment, tous les jours, c’est la halte favorite pour les breuvages froids et bonus, Denise adore y faire son p’tit tour à l’air climatisé.

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Nous croisons très peu de touristes occidentaux, si bien que nous sommes de nouveau les vedettes du jour partout où nous passons. Le Thaï de Denise sert un peu plus…mais il y a souvent un moment de panique quand elle sort ces quelques mots en Thaï comme cette fois où la dame part en courant et tape sur la porte d’une chambre en criant jusqu’à ce que sa fille toute ensommeillée vienne à la rescousse avec un anglais parfait. Denise en profite pour vérifier si ses questions sont correctes et la jeune fille la rassure, mais il semble que la plupart des gens âgés sont complètement déconcertés par les ‘farangs’ qui baragouinent le Thaï et de peur de mal les comprendre, ils cherchent vite quelqu’un d’autre qui peut parler anglais.

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Déjà, il ne reste qu’une vingtaine de jours au voyage. D’ici là, le plan, c’est de rejoindre la côte du Golfe de Thaïlande à partir de Chanthaburi au sud-est de la capitale. Nous sommes dûs pour un changement car les derniers mois ont été intenses. Nous avons visité de multiples temples, sillonné des montagnes, longé le Mékong, traversé l’immense plaine de l’Isan, alors à nous maintenant le bord de mer! Donc depuis Chanthaburi, nous remonterons très lentement, en paressant ici et là sur les quelques belles plages que nous trouverons…des vacances dans les vacances! 

Petit nuage sur la fin de notre voyage, il y a cette inquiétude au sujet de ce fameux coronavirus chinois…Nous serons bien prudents à Bangkok où il y des cas répertoriés. Mais LA question: pourrons-nous revenir au Québec avec notre vol sur Air China…qui passe par Beijing?

À suivre… 

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23 janvier 2020

Thaïlande Publication #7

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Lors de notre journée de repos à Phayao, nous côtoyons surtout des Thaïlandais en vacances. Il faut dire que la petite ville a du charme avec son lac bordé d’une longue promenade où les vacanciers du week-end s’installent en famille sur des tapis, pour pique-niquer joyeusement en soirée. Le dimanche matin, alors que nous flânons sur des passerelles sur le lac, un groupe d’adolescents en uniforme d’écoliers nous abordent et à tour de rôle, nous demandent en anglais, notre nom et d’où l’on vient. Ils sont tout fiers de nous parler et font des ‘selfie’ à n’en plus finir! Des moines les accompagnent et ils proposent que nous fassions aussi des photos avec eux. Nous avons l’impression d’être l’événement de la journée pour eux.

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Nous reprenons la route avec enthousiasme mais loin des zones touristiques, nous sommes confrontés à une Thaïlande différente des cartes postales.  Routes achalandées, paysages moins intéressants dûs à la saison sèche, et en plus, ce ‘smog’ quasi constant qui avec la chaleur, rend l’air suffocant. Même si la saison des brûlis agricoles n’est pas officiellement commencée on voit bien qu’il y a déjà des feux ici et là qui marquent les champs de grandes taches noires. Ça explique cette petite odeur de fumée qui flotte dans l’air. Autre chose qui nous frappe dans ces régions moins fréquentés par les touristes occidentaux, c’est l’abondance de déchets le long des routes, plus qu’ailleurs on dirait. À une halte routière, nous apercevons un groupe de touristes asiatiques qui terminent leur lunch. Avant de remonter dans leur 2 mini vans, ils jettent tout simplement par terre sur un coin fraîchement brûlé, leurs sacs de plastique remplis de déchets! Pourtant, dans les villes, c’est propre partout et on voit tout le temps quelqu’un quelque part en train de balayer le sol. Déconcertant. 

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Pour dormir, nous stoppons souvent dans ce qu’ils appellent des ‘resorts’ mais en fait, ça ressemble à de banals motels où chacun a sa petite maisonnette. À Ngao, alors que Charles fait de la lecture devant notre unité, le proprio vient lui piquer une jasette…en anglais. C’est un Britannique qui vient du Yorkshire et il est marié depuis 30 ans à une Thaïlandaise. Denise, restée à l’intérieur entend la conversation et remarque que le bonhomme hausse le ton de plus en plus…Le voilà en train de vanter l’actuel président américain comme la « meilleure chose qui soit jamais arrivée au monde » (sic)! Il décrit ensuite plusieurs supposées conspirations plus abracadabrantes les unes que les autres. Il a lu ça sur le ‘dark web’ qu’il dit. Il est tellement convaincu de leur véracité que devant le scepticisme de Charles il s’enflamme de plus en plus. Denise sort finalement chercher Charles prétextant avoir besoin de son aide, ce qui lui permet d’échapper à ce discours ahurissant…Bizarre. Et il n’est même pas Américain!!!

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Heureusement qu’il y a aussi de jolies étapes, comme à Phrae, où se tient un agréable marché de nuit permettant de faire des découvertes culinaires locales. Seuls touristes, nous avons droit à bien des sourires et l’accueil est chaleureux partout. Phrae est aussi une petite ville où il y a encore beaucoup de maisons traditionnelles. Nous logeons justement dans une de celles-là mais le bémol, c’est qu’en ville, ces maisons sont peu ou pas insonorisées, et les motos pétaradantes roulent aussi fréquemment la nuit que le jour. Résultat, des cyclistes un peu moins fringants au petit matin…

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Autre exemple, à Pa Daeng, nous trouvons un petit ‘resort’ qui semble bien tranquille…jusqu’à ce qu’une musique tonitruante commence vers 19 heures. Et je n’exagère pas! Ça sort d’énormes haut-parleurs et le village au complet doit entendre. Nous allons nous informer et apprenons que c’est le « Jour des enseignants » et qu’il y a une fête pour eux et que ça se terminera vers minuit! On nous dit ça en riant, et devant la mine déconfite de Denise, les rires redoublent. Ben coudonc, soyons philosophes…c’est aussi ça voyager, accepter les différences culturelles. Et on remet encore les bouchons dans les oreilles pour le dodo!

Pour nous remettre de ces quelques jours plus difficiles, nous optons pour une étape à Loei où nous nous accordons un jour de repos dans un gros hôtel chic (même pas si cher!), hyper tranquille, avec tout le confort. Deux bonnes nuits de sommeil font vite oublier les petits tracas des derniers jours. Et en prime, nous avons la chance d’y assister à l’arrivée d’un mariage thaïlandais traditionnel. Fascinant! 

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Nous voilà prêts pour les derniers kilomètres nous amenant de nouveau au bord du Mékong, plus précisément à Chiang Khan qui se révèle très agréable. L’air y est meilleur et le ciel plus bleu. Nous apprécions particulièrement la longue piste cyclable qui longe le fleuve et la Walking Street où l’action commence en soirée avec une multitude de kiosques de bouffe de rue entre les boutiques d’artisanat et de souvenirs. Comme nous sommes en semaine, il y a peu de monde et l’atmosphère est détendue…comme on aime!  
Il nous reste un trajet de plus de 180 kilomètres à faire le long du Mékong. Nous décidons de boucler ça en deux jours, si bien que la première étape sera à Sang Khom après 105 kilomètres. Nous y rencontrons Maike, une cycliste Hollandaise qui arrive justement de Nong Khai, notre destination du lendemain. Elle a 72 ans et voyage toute seule! Nous échangeons évidemment sur nos diverses expériences de voyage et nous sommes impressionnés par ses nombreuses anecdotes de vie. Une belle rencontre.

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Nous voilà maintenant arrivés à Nong Khai, notre dernière étape sur le Mékong. C’est plus gros et plus touristique que Chiang Khan et on sent ou plutôt, on entend qu’il y a un peu plus d’action ici. Un autre cas de bouchons dans les oreilles…Consolation, nous trouvons de la bouffe excellente: du Mango Sticky Rice et du Massaman Curry, deux de nos plats préférés en Thaïlande! Il faut aussi faire un peu de tourisme, alors pourquoi pas un tuk-tuk pour aller visiter Sala Keoku, un fascinant parc de sculpture à quelques kilomètres de la ville…Il faut bien reposer les pattes car il reste encore pas mal de route avant le retour à Bangkok. Donc demain, plein sud vers Ban Diam, sur le bord du lac aux lotus rouges.


11 janvier 2020

Thaïlande Publication #6

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Nous pensions en avoir fini avec les pentes mais après une journée relax, voilà qu’il faut traverser une autre chaîne de montagnes pour rejoindre la route vers Chiang Rai. De nouveau, ça grimpe raide, mais ce n’est pas ça le problème. C’est la descente! Ça descend longtemps et Charles doit maintenir une pression quasi constante sur les freins tellement la pente est raide si bien que les plaquettes de freins perdent toute leur garniture et on entend le crissement du métal sur le métal. Denise a toute une frousse quand Charles lance un gros « Tab…… j’ai pus de ‘brakes’ »!!! Et ça descend encore! Il termine finalement le freinage avec les pieds. Denise voit le gravier du bord de la route revoler partout et pense que sa dernière heure est arrivée! Ouf! la grosse bête de tandem stoppe enfin. Sauvés!

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La mauvaise nouvelle, c’est qu’il a fallu changer de nouveau les plaquettes de freins et ce sont les dernières que nous avons en réserve. De plus, un piston du frein avant semble endommagé. Un cycliste qui descendait s’arrête pour s’informer si nous avons besoin d’aide. Il dit connaître un magasin de vélo pas très loin, justement au village où nous allons. Il offre même de nous y emmener. Pas de chance, on n’y vend pas de plaquettes de freins « Sram Guide » mais le mécano passe plus d’une heure à tout nettoyer en plus de redresser le disque. Il refuse que nous le payions car le travail n’est pas parfait selon lui…et tout ça avec le sourire! Il ne nous reste qu’à espérer trouver des plaquettes de freins de réserve à Chiang Rai…

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Heureusement, les jours suivants s’avèrent facile côté dénivelé et en bons touristes, nous faisons un arrêt à Mae Suai pour jeter un coup d’oeil au dysnéesque  Wat Saeng Kaeo Phothiyan. Ce complexe de temples est rempli de statues colorées de différentes divinités et de moines vénérés. On a parfois l’impression d’une grosse bande dessinée en 3 dimensions. Étourdissant! 

C’est tout le contraire qui nous attend au Wat Rong Khun ou Temple Blanc, 13 km avant Chiang Rai. Nous avons hâte de visiter cet endroit particulier. Oui, c’est encore un temple bouddhiste mais c’est une oeuvre de l'artiste thaïlandais Chalermchai Kositpipat dont la construction a débuté en 1997. Il est d’ailleurs toujours en cours de travaux. Nous passons la nuit dans un petit ‘guesthouse’ juste à côté afin d’être parmi les premiers visiteurs le lendemain, car il y a foule assez rapidement. Nous sommes impressionnés par l’exubérance de l’endroit, tout blanc, parsemé à l’extérieur de petits miroirs, si bien que ça brille de mille feux. Mais l’ensemble dégage une espèce d’harmonie tranquille…Nous aimons bien.


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À notre arrivée à Chiang Rai, alors que nous cherchons la ‘guesthouse’ réservée la veille, voilà que Charles aperçoit…une boutique de vélos! Et miracle, ils ont exactement les plaquettes de freins dont on a besoin. Un souci de moins! Passons aux visites touristiques: le Wat Rong Seua Ten, un temple tout bleu, puis la Clock Tower, autre oeuvre de l’auteur du Temple blanc. Il y a aussi une exposition florale qui nous permet d’admirer des fleurs exotiques. Nous profitons aussi de quelques bons restos et découvrons un petit ‘coffee shop’ original, le Cat’n a Cup. On y prend notre cappuccino entouré d’une vingtaine de minous qui paressent sur ou sous les tables. Original et sympathique.

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Notre prochaine étape, c’est le Triangle d’Or. Ce surnom vient de l’époque où cette région était la plaque tournante du trafic d’opium. La drogue a disparue, remplacée par des plantations de café (excellent d’ailleurs!) et autre cultures légales. Ce qui attire les touristes, c’est surtout le point de rencontre des 3 frontières, soit la Thaïlande, le Myanmar et le Laos. C’est à Sop Ruak qu’on peut visualiser le point précis à partir d’un belvédère. Il faut bien y faire la petite photo d’usage…comme les centaines de touristes qui s’y arrêtent.


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Mais le clou de notre séjour dans la région, c’est une rencontre absolument extraordinaire. Je vous raconte. 

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À Chiang Saen, à peine installés dans notre ‘guesthouse’ nous décidons d’aller faire quelques provisions à vélo. Au retour, nous passons devant une terrasse et un couple nous interpellent en anglais. Cyclotouristes dans la soixantaine eux aussi, ils veulent nous questionner sur le tandem car ils songent en acheter un. Nous échangeons sur nos différentes expériences de voyage, puis convenons d’un souper ensemble plus tard pour poursuivre la discussion. Ils nous disent s’appeler Charlie et Margie.

Lien vers cet album

À peine de retour à la chambre, Denise a un ‘flash’ incroyable: « Mais nous les connaissons ces deux-là, nous avons passé une nuit avec eux au Chili dans un ‘quincho’ sur la Carretera Austral »!!! Nous pédalions vers le nord alors qu’eux descendait vers le sud. Vite, elle retrouve la photo sur le blogue et bingo! c’est bien eux! On ne s’est tout simplement pas reconnus sur le coup, habillés différemment. Et ça fait tout de même 5 ans. 

Au souper, nous nous amusons à leur parler de détails qu’ils nous avaient confié au Chili comme le fait qu’ils s’étaient rencontré pendant un ‘bike tour’. Puis nous ajoutons avoir passé une nuit avec eux et précisons les détails! Margie est estomaquée! Mais quel hasard incroyable dit-elle. Et voilà les souvenirs qui reviennent. La vie a de ces surprises. Quelles étaient les probabilités d’une telle rencontre? Charlie et Margie vivent au Nouveau-Mexique et se promènent en vélo un peu partout à travers le monde et voilà que nos routes se croisent ici en Thaïlande 5 ans plus tard, à quelques jours près! Notre itinéraire diffère du leur mais nous nous promettons cette fois de rester en contact. Quelle belle soirée! 

La journée suivante, nous longeons plus ou moins le Mékong par une petite route sinueuse de campagne jusqu’à Chiang Khong. Nous y trouvons un agréable petit hôtel avec balcon sur le fleuve si bien qu’au matin, on peut y voir le soleil se lever. Magique! Notre route bifurque maintenant vers le sud-ouest pour rejoindre Phayao, une petite ville au bord d’un lac. Il y a une agréable promenade au bord de l’eau…Un endroit parfait pour une journée de repos!