27 mai 2013

Voir les superbes video du Yosemite et Tioga Pass! Et n'oubliez pas de lire la dernière "Newsletter" ci-bas et de voir les superbes photos que Denise a prise!


En route pour le parc de Yosemite

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Après un départ sans histoire de San Francisco, via le traversier pour Alameda, près d’Oakland, nous voilà en route vers l’est pour rejoindre le fameux parc de Yosemite.  Sur le bateau, nous rencontrons Jean, un Français qui commence son voyage à travers les USA.  Nous faisons un bout de route avec lui. (Salut Jean et bonne route!)





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Nous traversons d’abord une longue succession de collines dorées par le soleil.  Le temps s’est réchauffé, le vent reste favorable, les kilomètres se succèdent et les 2 premiers jours, les dénivelés restent raisonnables.  Le 2e jour, à la recherche d’un camping, nous suivons le conseil d’un bon samaritain nous prenons une petite route vers le lac Tullock...ouille, ça grimpe puis redescend brusquement sur 8 kilomètres que nous devrons REMONTER demain!  Ah! ces automobilistes qui ne comprennent pas c’est quoi, une côte!!! Compensation: le camping est gratuit...et il y a une douche!  Toutefois, un pêcheur matinal vient nous réveiller à 6 hres pile en stationnant sa voiture quasiment sur notre tente!  C’est son «spot» préféré, bon!  Mais le bonhomme est sympathique et il nous fait la jasette pendant qu’on déjeune.


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La sortie du lac Tullock se passe raisonnablement bien, puis c’est la longue ascension qui commence à partir de Mocassin.  Ce jour-là, le thermomètre sur le vélo marque 42 degrés au soleil!  Ça vous chauffe le coco en plus des cuisses qui brûlent sous l’effort. 
Mais les jambes sont bonnes et nous atteignons l’entrée de Yosemite au bout de 2 autres jours et la journée se termine par la vertigineuse descente dans la vallée.


Yosemite

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Nos efforts sont récompensés par ce qui nous attend dans ce parc absolument grandiose.  Aucune photo ne peut rendre justice à la beauté de ce temple naturel!  La vallée est encastrée entre de gigantesques falaises d’où s’écoulent de multiples chutes et la rivière Merced s’y faufile d’une cascade à l’autre. C’est un véritable paradis!
Nous y passons 2 jours en safari photo, sur nos vélos lestés des bagages, le bonheur!  

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Seul bémol: camper dans le parc est plutôt compliqué...Comme nous sommes arrivés tard, nous avons été envoyés au camping des «back country hikers» mais on ne peut y rester qu’une seule nuit.  L’ennui, c’est que pour avoir de la place au camp 4 (le seul accessible pour nous), il faut faire la queue à partir de 6 hres le matin.  C’est donc Charles qui se dévoue et il passe 3 longues heures à attendre pour enfin avoir une place pour les 2 prochains jours (patient, mon chum, hein? hum! hum!)  Comme ce camp est à 3 km de l’autre, ça nous prend l’avant-midi pour décamper et recamper!  En plus, il semble qu’il aurait fallu que nous soyons TOUS LES DEUX à faire la file, et je dois sans faute aller voir la Ranger.  Nous avons affaire à une dame Ranger assez tranchante merci, alors que la veille, le Ranger du camp des «hikers» était super cool...Autre hic, pas un seul de ces campings n’a de douches!  Nous passerons donc les 3 jours à nous laver aux petites lingettes...hum!  M’enfin, on s’endurçit et peut-être que ça fait peur aux ours, qui sait...

Parlant des ours, à part une alerte la 2e nuit (on entend les Rangers hurler pour les chasser), rien à signaler, pas vu un seul!  Les mises en garde sont très strictes sur la façon de ranger la bouffe et chaque site de campeur a droit à un grand casier sécuritaire pour mettre le tout à l’abri. 

Tioga Pass Road

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On passerait facilement une semaine dans cette merveilleuse vallée mais il faut bien repartir et ça commence raide car il faut REMONTER la vertigineuse route qui nous a amenés dans la vallée!  Mais faut croire qu’on commence à avoir du muscle car ça se passe plutôt bien, le gradient des pentes étant plutôt progressif.  La montée continue ensuite sur la fameuse route de Tioga Pass.  C’est du sérieux!  Nous ne faisons qu’une cinquantaine de kilomètres mais TOUS en montée.  Comme cette route est à peine réouverte (elle est fermée l’hiver) les campings qui s’y trouvent sont encore fermés mais nous pouvons nous y arrêter quand même, histoire d’avoir des casiers anti-ours (mais pas de douches, ni toilettes, ni eau).  Nous stoppons donc à White Wolf, à 2 km de la route...Il n’y a absolument personne...Nous sommes tellement habitués d’avoir du bruit quasi constant autour de nous que c’en est presque angoissant!  Pas un bruit, sauf des oiseaux de temps en temps...Ce soir-là, je m’endors en pensant aux ours qui rôdent peut-être...mais la nuit se passe sans histoire et nous sommes bel et bien vivants le lendemain pour constater qu’il a fait ZÉRO degré!  L’eau a gelé dans les bouteilles et le café nous réchauffe à peine.  Ça nous prend quasiment 3 heures à décamper, tellement on grelotte, malgré tous les vêtements chauds!  Mais la route qui continue à monter finit enfin par nous réchauffer vers midi et même si nous voyons des bancs de neige ici et là, le soleil nous garde raisonnablement au chaud.

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La route de Tioga monte sans cesse jusqu’à un point culminant de 3,016 mètres que nous atteignons finalement en fin d’après-midi.  Heureusement que tous ces efforts valent la peine, les paysages sont sublimes!  Les caméras se font aller pas à peu près, encore une fois.

Et comme tout ce qui monte redescend, la journée se termine par une extraordinaire descente d’une vingtaine de kilomètres vers Lee Vining.  Le vent nous secoue de côté et il faut bien tenir les guidons, c’est trippant!  Après un petit arrêt au café de la station Mobil (super cool!), nous décidons qu’il est temps de se gâter et nous arrêtons dans un petit motel pour 2 nuits, histoire de nous reposer, de mettre le blogue à jour...et de nous décrotter comme il faut, enfin!  

Prochaine étape: en route pour Death Valley!

À suivre... 

20 mai 2013

San Francisco


Nous avons passé 3 jours à San Francisco...et on y serait bien restés encore mais on a un pays à traverser! 

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Cette ville nous a conquise par bien des aspects: son dynamisme, son ouverture, son côté pittoresque avec toutes ses magnifiques maisons victoriennes, ses nombreuses «bike lane» et cette qualité de vie dont les habitants se vantent...avec raison.  On s’y sent rarement étouffés au propre comme au figuré.  Les transports en commun non polluants et une majorité de véhicule hybride qui y circulent, combiné avec le fait que l’air du Pacifique vient chasser facilement le smog, font que la qualité de l’air y est presque toujours bonne. 

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Et, avouons-le, nous sommes chanceux: les 3 jours, le temps a été fantastique, ce qui n’est pas le cas tout le temps.  Le fameux brouillard du Pacifique vient bien souvent noyer la ville, mais comme il  nous en avait fait arracher pas mal tout le long de la côte, il s’est peut-être dit qu’il était temps qu’on l’ait facile...

San Francisco est une ville facile à visiter à pied, c’est donc ainsi qu’on est parti l’explorer...pour revenir complètement épuisés la première journée!  Les pentes abruptes de San Francisco nous ont eu!  Nous avons donc pris une journée de repos complet histoire de remettre la machine en parfait état de repartir...

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Autre fait marquant de notre séjour: chez Cindy, notre hôte Warmshower, un autre couple de cyclistes étaient logés.  Et quand on dit que le monde est p’tit, c’est drôlement vrai: Jacinthe et Béat sont québécois et on est presque voisins car ils sont de Drummondville!  Ils sont sur la route depuis 18 mois et reviennent de l’Amérique du Sud, où ils sont partis de Ushuïa, et ils vont rejoindre l’Alaska dans les prochains mois.  Ce fut un plaisir d’échanger avec eux. Allez voir leur site internet, très bien fait: www.kacane.ca  

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Cindy, notre hôte (une infirmière) a été d’une générosité extraordinaire, nous laissant même sa maison le vendredi car elle partait pour le weekend!  Quand je vous dis que la «race» des cyclistes, c’est du bon monde!  Cindy vit depuis 1989 à San Francisco et elle est une fervente «commuter» car elle se sert de son vélo par tous les temps pour aller à son travail.  Et devinez à quoi elle rêve?  Eh! oui! à sa retraite (bientôt) partir à vélo pour un long voyage!  

Pour résumer: souper au resto avec Cindy, Jacinthe et Béat, longues discussions en soirée en sirotant du vin (on s’est couché tard!),  grandes marches à travers les différents quartiers de la ville, paresse à la maison (de Cindy!)...San Francisco, l’autre Californie qui nous a vraiment plu, cette fois!

16 mai 2013

Greenwood Beach à San Francisco


Marijuana et propriétés privées

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«Si ce n’était de la culture de la marijuana, plusieurs de ces petits villages disparaitraient».  Voilà ce que nous raconte cet homme, au look de vieux hippie élégant, à Greenwood Beach, au sud de Fort Bragg.  Il nous invite à prendre notre lunch à la terrasse d’un petit café fermé pour rénovation...et nous offre ensuite un joint! Non, merci, trop de côtes devant nous, et en redescendant, on risquerait de se retrouver dans le ravin!  On espère que les automobilistes ne sont pas trop sous influence, comme on dit...C’est vrai que les villages sont rares et souvent un peu à l’abandon.  Pas toujours facile de trouver des provisions.

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Un peu plus loin,toujours sur la route 1, la côte devient férocement privée. De superbes maisons sont bâties sur le bord des falaises et de longues clôtures bordent les propriétés ne permettant que de brefs coups d’oeil ici et là sur les formations rocheuses.  On compte par centaines les affiches de «Keep out», «No trespassing», «Posted».  On se le tient pour dit! 




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Quand finalement la côte devient plus sauvage et accessible au regard, un dense brouillard persiste toute la journée nous cachant ainsi toute vue sur le Pacifique.  Décidément, on ne l’a pas facile.  Moment surréaliste: dans la brume, après une longue montée, j’aperçois soudain un aigle qui surgit du brouillard.  Il vole à ma hauteur pendant quelques secondes puis devant moi à hauteur des yeux, avant de rejoindre Charles et de bifurquer brusquement pour replonger vers l’océan dans le

banc de brume!  

D’un défi à l’autre!

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Cette fameuse route 1 qui longe le Pacifique, se révèle un méchant défi pour cyclistes.  Des montées spectaculaires au gradient parfois très raide, suivies de descentes vertigineuses à flanc de falaises, tout ça avec peu ou pas d’accotement.  Ça prend de bonnes jambes et de bons nerfs.  Heureusement, la circulation est raisonnable et on peut dire que la majorité des conducteurs fait attention à nous. 



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Autre défi: le camping dans le climat de la Californie du nord!  Monter la tente dansle brouillard qui arrive de la mer, entendre la brume dégouter des arbres sur la tente la nuit, se réveiller dans des duvets humides, démonter la tente toute mouillée, se réchauffer tant bien que mal avec nos gobelets de café chaud et nos céréales chaudes...Et ce vent qui vient en rajouter certains soirs!  On peut dire qu’on s’est endurci!   En fait, ce que ça a de bon, c’est qu’on avait hâte de remonter sur les vélos pour se réchauffer en pédalant, ce qui nous a permis d’avancer plus vite que prévu.


Welcome to San Francisco

Pour nous consoler de tous ces petits 
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désagréments, voilà que la journée du 14 mai
commence sous un soleil radieux.  Nous partons de Olema pour rejoindre San Francisco via Sausalito puis le Golden Gate Bridge.  Peu de kilomètres au compteur (65km) mais des montées spectaculaires avant la descente vertigineuse à Sausalito.  Nous prenons le temps de monter au parc Headlands pour admirer le Golden Gate Bridge avant de le traverser.  À couper le souffle!



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La traversée du pont se révèle une expérience trippante!  On en a rêvé longtemps de ce moment et la chance est avec nous: il fait un temps superbe, même s’il vente à écorner les boeufs comme on dit!  Ça nous prend presque une heure à traverser car nous arrêtons fréquemment admirer la vue à l’instar des centaines de piétons qui partagent la voie avec nous. Nous entrons finalement dans cette magnifique ville le coeur content, fiers de nos exploits jusqu’à maintenant. Récompense suprême: Cindy, notre hôte Warmshower nous attend et nous installe dans une grande chambre de sa belle maison victorienne.  Welcome to San Francisco!

À suivre...